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Quand ?
Du lundi 16 au mardi 17 décembre 2019

Lieu

Ville d’Aneho , Togo
Contexte

Les pays francophones, notamment d’Afrique, font actuellement face à des défis majeurs, en termes de massification des besoins éducatifs et d’enseignement inclusif, de changement climatique et de transition écologique, de sécurité alimentaire et d’agriculture résiliente, de chômage de masse et de socialisation des jeunes. A cette liste, il convient d’ajouter les déséquilibres démographiques et d’épanouissement d’une vraie culture de la paix et de la sécurité des hommes, des données et de développement durable. Quel est alors le potentiel de l’Intelligence Artificielle couplée au digital pour relever ces défis dans le respect de la diversité culturelle, de l’éthique et des droits humains ? L’IA peut-elle constituer une chance formidable pour la réalisation des objectifs posés par l’Agenda 2030 et l’Agence 2063 de l’Union Africaine et l’Agenda 2020 de la CEDEAO ? Le développement de l’IA peut-il devenir un outil d’accès et de démocratisation des savoirs, de l’éducation, de la communication, de la culture et des sciences et, si tel est le cas, à quelles conditions ? Le fait qu’elle soit enseignée et diffusée partout  suffit-il pour réduire le fossé qui sépare pays riches des pays pauvres ? Ce sont, là quelques-unes des interrogations qui motivent la réflexion et l’action en faveur de la promotion de l’IA en Afrique.

 

En effet, les enjeux de l’IA sont multiples : politique, social, éthique, économique, juridique, etc. Ainsi, investir dans l’IA et en développer une réflexion critique devient un parcours obligé pour les Etats, notamment africains, les organisations, les entreprises et les universités qui tentent d’anticiper le monde de demain, tout en se prévenant des illusions de la science-fiction. En Europe, la France envisage ainsi un investissement public de l’ordre 1,5 milliards d’Euros dans ce secteur en 2019. Dans le même temps, les géants du Net américains et chinois consacrent chacun des sommes immenses au développement de l’Intelligence Artificielle, qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros. À eux seuls, ces deux pays totalisent environ 90% des investissements dans ce secteur. Le fossé dans le domaine de l’IA pourrait se creuser davantage encore, entre quelques opérateurs hyperpuissants et le reste de la population mondiale, sans que, pour autant, les jeux soient faits.

Présentation

L’Agence francophone pour le développement de l’intelligence artificielle (AFRIA) a été portée sur les fonts baptismaux le 14 novembre 2019 à Paris, dans les locaux du Centre des hautes études du Ministère de l’intérieur (CHEMI) au Fort de Charenton, Maison-Alfort dans le Val de Marne (France).

Dotée d’une personnalité juridique autonome, l’Agence a pour mission de favoriser la mise en œuvre et en réseaux de projets relatifs à l’intelligence artificielle, au service du développement durable dans les pays francophones. Cette mission se traduit notamment par les actions suivantes:

  1. produire et diffuser des connaissances et outils reliés aux thématiques innovantes émergentes et assurer la veille relative à l’évolution des enjeux et priorités internationaux de l’intelligence artificielle ;
  2. favoriser et organiser la concertation au sein et entre les pays africains, notamment francophones et faciliter une plus grande implication des parties prenantes, notamment de la société civile, du secteur privé, des universités et instituts de recherche, des élus, des jeunes, des femmes aux enjeux de l’intelligence artificielle ;
  3. stimuler la coopération et appuyer l’accompagnement technique et le renforcement des capacités des pays francophones, notamment d’Afrique,  pour l’intégration transversale des principes du développement durable, de l’éthique et des droits de la personne humaine au développement accéléré de l’intelligence artificielle, notamment en Afrique et dans les pays en développement.
Equipes
Les équipes de l’AFRIA se mettent en place progressivement, selon un mode de financement et de fonctionnement agiles et adaptés au caractère transversal et multiacteurs de l’intelligence artificielle. En effet, les problématiques soulevées par l’IA appellent à une conjugaison d’acteurs de divers horizons, issus notamment des états et gouvernements, du secteur privé, des organisations internationales, de la société civile, des universités, etc.
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Contacts


AFRIA
Centre des Hautes études du Ministère de l’intérieur (CHEMI)
Fort de Charenton, Rue du Maréchal Maunoury, 94700 Maisons-Alfort
Tél. +33 1 57 44 07 87
Contacts : info@afria.org
www.afria.org